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Votre mur en pierres sèches (3/3)

Lors de nos deux dernières publications, nous nous sommes penchés sur les valeurs patrimoniales et écologiques du mur en pierre sèche. Aujourd’hui, nous explorons plus spécialement sa construction.

La construction d’un tableau vivant

Le mur de pierres sèches n’est pas « juste un mur ». Il met en œuvre le savoir-faire de l’artisan muretier et permet une transition équilibrée entre la construction et la nature. Il n’est pas rigide comme un mur en béton et offre donc une certaine élasticité. Lorsque le terrain bouge, le mur s’adapte au lieu de rompre. Par ailleurs, étant très drainant, il permet à l’eau et au limon de s’écouler librement à travers, sans se fissurer et vieillira ainsi centenaire, en s’unifiant à son environnement.

La réalisation d’un mur en pierres sèches est complexe et laborieuse. Un mur mal conçu va rapidement céder sous la pression de l’eau et des terres. Il va bomber avant de s’effondrer ! Ainsi, construire ou restaurer un mur en pierre sèches qui remplit parfaitement sa fonction n’est pas chose aisée. Les travaux sur les murs en pierres sèches nécessitent une main d’œuvre artisanale qualifiée, menée par un muretier formé dans cet art ancestral !

Après le terrassement du terrain de prédilection, les artisans montent les gabarits qui permettront de respecter la ligne et la courbe du mur. Le mur recevra notamment sa solidité et son équilibre grâce à son ‘fruit’, ou la légère inclinaison des pierres vers l’intérieur. Cet angle de 5 à 10% contrecarrera les forces tendant à déjeter le mur d’un côté ou d’autre.

Les pierres sont judicieusement choisies par les muretiers eux-mêmes. On utilise des pierres endémiques : du grès, du calcaire, du schiste selon les lieux et les envies du propriétaire. La pierre s’adaptera à la température, à la lumière, à la manipulation du bâtisseur. L’épaisseur du mur se fait décroissante de la base au sommet, et petit à petit, chaque pierre prend sa place dans le mur et la garde.

Alors que la ‘boutisse’ sera là pour la solidité, une pierre de ‘parement’ sera spécialement sélectionnée pour former la face extérieure du mur. Couche après couche, le mur prend forme et revêtit enfin sa dernière strate de pierres : la ‘couverture’, qui selon le style, prendra une forme plane ou verticale. Les muretiers taillent les pierres à l’aide d’une ‘massette’ qui va percuter la ‘chasse’ ou la ‘pointe’ et ainsi fendre la pierre. Pour parfaire sa taille, le muretier écoute la pierre jusqu’à ce qu’elle cède.

Une construction écologique et durable

Au fil de ces trois articles, nous avons exploré le monde passionnant du mur de pierres sèches : une œuvre unique qu’on ne se lasse pas de contempler, quotidiennement, sous différentes lumières, au fils des saisons. Dès les premiers jours, le mur évolue et se fond de manière naturelle dans le jardin. Il s’épanouit dans les nuances de la nature et souligne ses lignes. Après un mois déjà, les lézards surgissent et les papillons y frôlent leurs ailes irisées. Le tableau est en place, vivant. Le mur formé, lui, encouragera le concert des oiseaux et des abeilles. Le parfum des fleurs et de la pierre chaude participera aux à l’embaumement du lieu. Un doux sentiment d’intimité émane ainsi du mur de pierres sèches, encourageant détente et bien-être.

 

Faire construire un mur en pierre sèche est une démarche écologique, éthique et durable. Chez Mille et un Jardins, nous sommes fiers de compter sur une équipe spécialisée dans la construction en pierres sèches qui planifiera l’élévation d’un mur sur mesure dans votre jardin. Nos experts en jardin naturel sont également experts dans l’aménagement en réseau : bassins naturels, haies champêtres, prairies fleuries… le mur de pierre sèche s’inscrit parfaitement dans un réseau de biotopes, et tout cela visible depuis votre salon! Consultez notre page www.mur-pierres-seches.ch pour plus d’information et profiter d’un devis gratuit.

 

Votre mur en pierres sèches (2/3)

Dans la première partie de cette série, 1001 Jardins explorait les vertus du mur en pierre sèche sur le patrimoine. Aujourd’hui nous nous intéressons à sa fonction écologique et son rôle pour le soutien de la biodiversité.

Murs de Pierres Sèches : des Vrais Biotopes

Le mur de pierres sèches est constitué de pierres empilées afin de former un mur solide, sans ciment. Cette absence de mortier laisse donc des fissures, crevasses et interstices entre les pierres qui offrent des niches protectrices pour l’installation de nombreuses plantes et animaux. Ce milieu présente également des conditions particulières auxquelles les habitants qui le colonisent sont spécialisés : chaleur, sécheresse, peu de substrat et des différences de températures qui peuvent atteindre 50 degré entre le jour et la nuit. Ainsi, un biotope rare et spécialisé peut se développer dans un mur en pierre sèche, qui peut abriter plus d’une centaine d’espèces végétales et animales uniques en leur genre.

 

Cortège Végétal …

La végétation qui s’installe dans un mur de pierres sèches est tout à fait particulière. Elle est dite maigre, propre aux sols pauvres. La nature des espèces présentes dépendra beaucoup du type de pierre, de la forme, taille, épaisseur du mur et de son exposition à l’ensoleillement, mais le modus operandi de la colonisation reste le même.

Au début, les organismes pionniers s’y implanteront, comme les lichens, puis les mousses qui ont une propriété remarquable pour résister aux périodes sèches. Si le mur se situe à l’ombre, des fougères s’y fixeront, comme le capillaire rouge. Ensuite, des plantes à forte capacité de stockage d’eau vont coloniser ce milieu qui en a peu, comme les orpins, ou sedums, qui disposent de véritables réservoirs d’eau dans leurs feuilles charnues. Enfin, l’apparition de plantes à fleur signifie qu’un sol s’est mis en place dans les failles du mur. Au printemps, le mur devient un véritable jardin suspendu : cymbalaire des murs, campanules, vipérine, coquelicot… Pour ces végétaux, les murs constituent un refuge où ils ne sont pas étouffés par des espèces à croissance plus rapides.

… et Défilé Animal !

Les interstices servent à la fois de gîte, refuge, garde-manger et de lieu de reproduction pour diverses espèces d’animaux. Les invertébrés sont les premiers à rechercher la chaleur emmagasinée par les pierres : des insectes, comme les abeilles sauvages et les guêpes maçonnes construisent leur nid de terre ou de boue dans les interstices. S’y joignent les fourmis, araignées et cloportes en tout genre qui se feront un plaisir de dévorer moustiques et pucerons habitant les mousses environnantes. En utilisant les sels minéraux des pierres pour édifier leur coquille, le escargots trouveront leur compte avec les mousses et le lichen, dont se nourriront également quelques papillons très spécialisés.

Toutes ces petites bêtes serviront de garde-manger aux plus grands. Les reptiles, notamment, s’y logent volontiers et sont les rois du bain de soleil sur pierre sèche. Il n’est ainsi pas rare d’observer lézards des murailles, orvets et couleuvres se dorer les écailles. Ces espèces y trouveront un abri pour hiberner en octobre à ressortiront dès les premiers rayons de soleil d’avril. Les amphibiens, tels que la salamandre et le crapaud, profitent eux aussi des microstructures pierreuses. Toute cette petite faune se constituera comme une alliée précieuse du jardinier car ils consommeront les ravageurs de cultures.

Les oiseaux ne sont pas en reste : les espèces cavernicoles abritent leurs nids dans les interstices du mur ou viennent y chasser. C’est le cas notamment du troglodyte mignon et du rossignol philomèle. Les murets de pierres sèches offrent aussi le refuge et le couvert à de nombreux petits mammifères et rongeurs comme la musaraigne ou le campagnol qui se nourriront des larves et insectes indésirables du jardin. Le hérisson trouve aussi refuge à la base des murs et aidera à lutter contre les limaces et les escargots dont il est friand.

Un Réseau Vivant pour la Nature… en Plein Jardin !

Ainsi, le mur est vivant. Et au fil des saisons, il offrira un lieu d’observation privilégié pour les naturalistes. Faune et flore vont aussi favoriser la production du jardin environnant, en luttant naturellement contre les divers parasites du jardin et en provisionnant des pollinisateurs. La résilience du mur en fait un environnement résistant aux changements, et durable.

Chez Mille et un Jardins, nous sommes fiers de compter sur une équipe spécialisée dans la construction en pierres sèches qui planifiera l’élévation d’un mur sur mesure dans votre jardin. Le mur en pierre sèche contribue à l’aménagement esthétique du jardin et offre un espace vital à la nature. Inscrivez-le dans un contexte de jardin naturel, avec pairies fleuries et plans d’eau, et il complétera un réseau de micro-biotopes. Consultez notre page www.mur-pierres-seches.ch pour plus d’information et pour prendre contact avec nos experts !

En attendant, nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour le troisième et dernier épisode sur les fabuleux murs en pierres sèches !

Votre mur en pierres sèches (1/3)

Durant l’été, 1001 Jardins se penche sur les murs de pierres sèches. A travers trois thèmes, nous allons découvrir les rudiments de ce savoir-faire artisanal et ses vertus. Nous commençons aujourd’hui avec l’origine et les valeurs culturelles des ouvrages en pierre sèches.

Le mur en pierres sèches est une forme de construction vernaculaire, une superposition et un alignement de pierres constitués sans aucun liant. Les artisans muraillers, ou muretiers, choisissent, taillent et marient chaque pierre sans mortier.

Murs de Pierres Sèches : Patrimoine du Paysage

On trouve des murs en pierres sèches un peu partout en Suisse, mais c’est principalement dans le Jura et le Valais qu’ils protègent les pâturages et les vignes. Certains murs datent de plus de 4000 avant J.-C. Au XXème siècle, cet artisanat disparaît au profit de techniques de construction modernes facilitant la mise en œuvre et le rendement. Heureusement, les édifices en pierre sèche sont durables, centenaires même, et encore beaucoup de murs définissent aujourd’hui les paysages agro-environnementaux de Suisse et d’Europe.

Même si le savoir-faire aurait pu disparaître avec les bâtisseurs d’antan, certains artisans ont su le transmettre et aujourd’hui encore, ce métier s’apprend. Parce qu’ils connaissent les fonctions variées de ces empilements de belles formes, ces muraillers modernes perpétuent la pratique de la construction en pierres sèches, sauvegardent et transmettent le savoir-faire nécessaire.

Un ouvrage aux multiples fonctions !

Historiquement, les murs en pierres sèches étaient utilisés pour trois raisons :

Murs de soutènement, pour réaliser des terrassements. Le mur réduit la pente du terrain et son érosion par le ruissellement, favorisant ainsi la surface cultivable et la qualité du terrain. Nous trouvons de nombreux exemples de murs de soutènements en pierres sèches en Suisse, par exemple en Valais avec les coteaux de vignobles.

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Mur de séparation, pour délimiter les pâturages et les champs. Cela évitait de construire des clôtures en bois qui pourrissaient au bout d’une dizaine d’années, et limitait le déboisement, en utilisant les pierres à portée de main, à profusion sur les pâturages. Ils constituent désormais des éléments paysagers typiques dans certaines régions en Suisse, comme par exemple dans le Jura.

Epierrage des champs et pâturages. En ramassant les pierres sur le terrain, les murs servaient aussi de ‘décharge’ fonctionnelle. On faisait, littéralement, d’une pierre deux coups ! C’était surtout le cas dans certaines régions du Sud de l’Europe, comme en Italie ou en Grèce, où les pierres recouvraient une partie significative des champs.

Aujourd’hui, ces murs ont trouvé de nouvelles vertus. Ils forment une partie intégrante du patrimoine et le caractérisent. Les murs de pierres sèchent ‘habillent’ le paysage par leur esthétisme et enracine le lieu par leur héritage socioculturel. Dans sa fonction, le mur protège et sépare, mais dans son essence, il crée un lien.

Chez Mille et un Jardins, nous sommes fiers de compter sur une équipe spécialisée dans la construction en pierres sèches qui planifiera l’élévation d’un mur sur mesure dans votre jardin. Intéressé par l’élaboration d’un mur en pierres sèches sur votre terrain ? Consultez notre page www.mur-pierres-seches.ch pour plus d’information et pour prendre contact avec notre équipe.

Retrouvez-nous début septembre pour le deuxième épisode sur les fabuleux murs en pierres sèches !

Attention aux chenilles processionnaires !

Qu’est-ce que c’est et pourquoi sont-elles dangereuses ?

 

Les chenilles processionnaires sont les larves du « processionnaire du pin », un papillon de nuit aux ailes antérieures rayées de noir et tachées de blanc. Ces chenilles de 3,5centimètres, brun-noirâtre avec des taches rougeâtres sont recouvertes de poils microscopiques urticants qui sont reliés à une glande de venin. Une chenille porte environ un million de poils qui, lorsque cette dernière est manipulée ou agressée, se cassent et libèrent le venin. Cela a un effet très allergisant chez l’Homme qui pourra être victime d’irritations, de démangeaisons sur la peau et les yeux, d’œdèmes dans la bouche et, particulièrement pour les personnes asthmatiques, de troubles respiratoires. L’atteinte sur les animaux tels que chiens et chats est à prendre très au sérieux car le venin peut causer des dégâts fatals.

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Quels arbres sont les plus habités par ces chenilles?

 

Les chenilles processionnaires se nourrissent principalement des aiguilles du pin tel que le pin noir, maritime, sylvestre ou encore, le pin d’Alep. En second choix, elles se dirigent également vers le sapin, le cèdre et le chêne. Après le passage de ces larves, les branches se retrouvent dénudées, ce qui ralentit la croissance de l’arbre.

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A quel moment s’en débarrasser?

 

Pour se débarrasser au mieux de ces chenilles, il est tout d’abord important de connaître leur cycle de vie. Les papillons sortent de terre en été et s’accouplent. La femelle pond ensuite environ 300 œufs qui formeront un manchon (voir photo) sur la base des aiguilles d’une branche. Les larves naissent après environ quarante jours et se tissent un abri en soie. Lorsqu’elles n’ont plus de nourriture, elles se déplacent en procession (d’où leur nom), c’est-à-dire en ligne par dizaines voire centaines, guidées par une femelle, chacune suivant le fil de bave de l’autre, puis forment un nouveau nid. Dès février, les chenilles parviennent à la fin de leur développement et descendent en procession le long du tronc pour aller s’enterrer dans un trou et s’y transformer en chrysalide. Le cycle reprend lorsqu’apparaissent les papillons après plusieurs mois, voire plusieurs années de métamorphose. Il est donc impératif d’éliminer les nids avant que les chenilles ne soient redescendues de l’arbre, c’est-à-dire avant le 31 janvier.

Quelles sont les méthodes pour les éliminer ?

 

Un nid, même vide, contient encore des millions de poils urticants pendant plusieurs années.C’est pourquoi, il existe plusieurs méthodes mécaniques pour supprimer ces abris de soie. La plus courante et la plus souvent utilisée chez 1001 Jardins est de grimper dans l’arbre selon la technique de l’élagage, de couper la branche où se trouve le nid et de brûler ce dernier. Ilest également possible de se munir d’une perche télescopique équipée d’un échenilloir ou, lorsque les branches sont très hautes, d’utiliser une nacelle. Lors des manipulations, il est indispensable de se protéger en portant un équipement spécifique complet (un masque facial complet, des gants, un vêtement de protection pour le corps à usage unique et des bottes en caoutchouc. Toutes ouvertures, telles que manche ou col doivent être fermées hermétiquement). N’oubliez pas que les chenilles processionnaires ont un prédateur, la mésange. Cette dernière chasse la chenille lorsqu’elle est à son premier stade larvaire et que ses poils ne diffusent pas encore de venin. Poser des nichoirs à mésange peut donc aider à réduire la propagation des larves. Il est aussi possible de capturer le papillon avant qu’il ne ponde en posant des pièges à phéromones.

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Ne prenez pas de risque, faites appel à nos professionnels équipés pour enlever les nids en toute sécurité sans dénaturaliser vos arbres.

Haies indigènes, haies vives

La nature vous manque? Que pensez-vous du retour à la biodiversité dans votre jardin?

En se promenant dans des zones résidentielles, nous avons trop souvent l’habitude de voir des haies mono spécifiques de thuyas, faux-cyprès ou laurelles taillées compact. Savez-vous qu’elles sont de véritables déserts écologiques?

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D’une part, ces haies sont composées d’espèces exotiques moins bien adaptées à nos régions. D’autre part, elles se présentent généralement en monoculture et sont donc beaucoup plus sensibles aux maladies et aux ravageurs. Si une maladie, un champignon ou un insecte les attaque, la propagation est rapide, comme, par exemple, le bupreste qui s’en prend au thuya.  En général, le premier réflexe est de traiter la haie avec des produits chimiques, ce qui aggrave la situation en appauvrissant  la biodiversité. 

 

L’effet inverse est aussi possible puisque la laurelle (Prunus laurocerasus) est au contraire trop bien adaptée. Cette plante prolifère partout au détriment de nos espèces indigènes. On parle alors de plantes néophytes invasives qui sont fortement déconseillées.(Plus d’informations sur www.infoflora.ch)

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D’un point de vue économique, les haies mono spécifiques présentent une espérance de vie bien inférieure à une haie vive (haie composée de plusieurs espèces de plantes).

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En optant pour une haie indigène, vous contribuerez à la densification du maillage écologique et bénéficierez ainsi d’une haie en bonne santé. Grâce à elle, les nuisibles se réguleront automatiquement favorisant un équilibre écologique. Cette approche plus « bio » de la haie permet aussi de créer des refuges indispensables pour les oiseaux, les petits animaux et les insectes qui ne trouvent plus d’abris dans nos régions. Sans oublier que ces types de plantes offrent un garde-manger varié pour les animaux. Dans certaines haies vives, on peut trouver  plus de 60 espèces d’oiseaux différentes qui viennent s’y rassasier, contrairement à la laurelle visitée par 3 espèces uniquement.

Concernant l’aspect pratique, les haies indigènes demandent moins d’entretien puisque la taille plus libre se fait si nécessaire de novembre à mars, hors période de nidification.

 

Un autre avantage de la haie vive est son potentiel créatif! L’assemblage d’au moins 5 essences vous permettra des jeux de couleurs grâce aux feuillages, aux fruits, à la floraison ou encore à la couleur des bois. N’oublions pas les odeurs parfumées ainsi que la possibilité de cuisiner les fruits ou les fleurs de certaines espèces pour en faire des confitures ou des sirops. Avec la haie vive, vous vous sentirez dans un jardin naturel!

 

Il est vrai que la haie vive ne va pas vous cacher complètement après la chute des feuilles. Cependant vous pouvez préserver l’intimité de votre jardin en mélangeant des arbustes persistants (qui gardent leurs feuilles toute l’année (type houx, buis ou ifs)), des arbustes semi-persistants comme les troènes ou encore des arbustes marcescents qui gardent leurs feuilles sèches durant l’hiver. Il est également possible de faire grimper du lierre sur un support. Ses fleurs et ses baies sont très utiles pour la faune.

Si vous n’avez pas la place pour une haie, un arbuste isolé ou en petit groupe sera aussi efficace du point de vue écologique et esthétique.

Vous êtes convaincu?  Profitez de l’automne ou du printemps pour planter vos haies, et n’hésitez pas à nous demander des conseils ou un devis gratuit!

Afin de vous aider à choisir au mieux les plantes qui vous conviennent, retrouvez très prochainement sur notre blog les descriptions d’arbres et d’arbustes idéaux pour la réalisation de belles haies indigènes!

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Mille et un Jardins soutient et collabore avec l’association BirdLife Suisse, active dans la protection et la sauvegarde des oiseaux et de la nature en Suisse. Nous vous encourageons à aller visiter  le site http://www.birdlife.ch/ et à devenir membre.

La nature vous en remercie.

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Quelles solutions pour les pelouses brûlées suite à la canicule ?

Cet été, la longue période de sécheresse et les températures caniculaires ont brûlé de nombreuses pelouses. La couche de feutre présente a séché et empêche l’eau de pluie de s’infiltrer dans le sol jusqu’aux racines du gazon. Il est donc nécessaire de l’enlever et ainsi éviter à la pelouse de sécher encore plus rapidement les étés suivants.

gazon_grille

Les travaux à envisager sont des travaux de réfection, dont les solutions les mieux adaptées sont :

1 Scarification :
Si la pelouse n’est pas trop abîmée, une scarification peut suffire. Il s’agit de sortir la couche de feutre qui se trouve à la base des brins du gazon, à l’aide d’une machine adaptée, puis de l’évacuer. Le nouveau semis (sursemis) qui sera semé directement après, sera alors en contact direct avec le sol et pourra germer. Il faudra veiller à ce que la terre reste constamment humide après ces travaux, pour une durée de plusieurs semaines.

scarification

Réfection complète :
Si la pelouse est trop abîmée, il n’y a malheureusement pas d’autre solution que de refaire entièrement la pelouse. Pour commencer, il faudra déplaquer la couche de gazon existante, l’évacuer, puis labourer le terrain (à l’aide d’un motoculteur) afin de retourner la terre. Ensuite, il faudra retirer les pierres remontées à la surface et aplanir le sol. A ce moment-là, deux solutions s’offrent à vous :

  • semer un nouveau gazon ;
  • poser un gazon précultivé.

Quelle que soit la solution choisie, il faudra veiller à garder la terre humide pendant plusieurs semaines, le temps que les racines soient suffisamment longues pour puiser l’eau en profondeur dans le sol.

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Refaire sa pelouse comporte également d’autres avantages par rapport à la scarification. Chez Mille et un Jardins, nous profitons de cette occasion pour aplanir la surface (afin de supprimer les trous et les bosses), ou encore pour améliorer la structure du sol, par exemple en ajoutant de la perlite à la terre (il s’agit d’une roche silicatée d’origine volcanique, industriellement expansée, qui allège le sol et restitue l’humidité).
Il faut savoir que la durée de vie d’une pelouse est d’environ 10 ans. Après avoir entrepris les travaux de réfection complète, vous serez donc tranquilles pour quelques années, pour autant que la pelouse soit bien soignée (tonte, arrosage, engrais, scarification, etc.).
Il est également possible de profiter de l’occasion pour :

  • semer un mélange de graminées résistant mieux au sec ;
  • installer un arrosage intégré (les tuyaux sont enterrés dans le sol de manière permanente, et il est possible de programmer la fréquence des arrosages) ;
  • installer une cuve de récupération des eaux de pluie ;

cuve_recup_eau
Enfin, il est également possible de semer un gazon fleuri (mélange de graminées et fleurs). Ceci vous offrira un gazon plus résistant au sec, et l’entretien sera moindre par rapport au gazon.

Téléchargez notre dossier sur le gazon

Les apprentis de Mille et un jardins reçus 3 sur 3 !

Les apprentis de Mille et un jardins reçu 3 sur 3 !

apprentis
Vincent Ruchat, Raphaël Bonzon, César Sardi

Nos 3 apprentis ont cumulé les prix lors de la cérémonie des promotions des apprentis Horticulteurs-paysagistes, vendredi 3 Juillet 2015 à Yvorne.
En effet, nos trois lauréats terminent dans les 10 premiers du canton, avec à la clé, plusieurs distinctions.
pavés

C’est une juste récompense pour ces jeunes qui ont toujours bien cravaché durant cet apprentissage exigeant.
Botanique, nomenclature (plusieurs centaines de noms de plantes en latin et en français), dessin, écologie mais également travaux pratiques en création et entretien de jardin étaient au menu des candidats durant cette formation professionnelle.

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Toute l’équipe, ainsi que le patron Gilles Metzener sont très fiers de cette réussite ! Nous félicitons et remercions nos trois apprentis et leur souhaitons bonne chance pour la suite de leur carrière qui, nul doute au vus de leur résultats, devrait passer prochainement par la case… Mille et un jardins !
Retrouvez ci-dessous quelques-unes des réalisations exécutées entièrement ou partiellement pas nos apprentis.

Mille et un Jardins

Un grand bravo à eux !

Ne vous laissez pas envahir par la Pyrale du Buis !

Pyrale du buis

Le buis est une plante réputée pour sa robustesse. Pourtant, depuis quelques années, elle est malheureusement la cible d’une menace sérieuse avec l’apparition de la Pyrale du buis dans nos régions. Quelques mesures préventives simples permettent néanmoins de protéger vos buis contre ces insectes.

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La Pyrale du buis : qu’est-ce que c’est ?

La Pyrale du buis est une chenille vorace importée d’Asie qui mesure jusqu’à 5cm. De couleur vert-jaune à vert foncé, elle est striée de bandes noires et blanches et possède plusieurs points noirs sur le côté. Il est important de préciser que cette chenille n’est pas urticante.

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La Pyrale du buis hiberne sous forme de chenille abritée dans un cocon. Au printemps, dès que la température atteint 7° C, les chenilles se réveillent et dévorent les feuilles de buis sur lesquelles elles se trouvent. Après un stade larvaire de 4 semaines, les chenilles rejoignent leur cocon et entament leur nymphose. Une fois éclos, les papillons cherchent de nouveaux buis dans les environs pour y déposer leurs œufs. Selon les conditions météorologiques, on peut observer 2, 3 voire même 4 générations de Pyrale du buis sur une année. Sa prolifération rapide implique une intervention immédiate, dès le mois de mars, si l’on désire s’en débarrasser.

Symptômes et moyens de lutte

Signes de détection

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Plusieurs signes peuvent vous permettre de détecter une éventuelle attaque. Soyez attentif si les feuilles de vos buis brunissent, sèchent et finissent par tomber. En y regardant de plus près, on remarquera la présence de cocons, de toiles et de fils de soie à la base des arbustes et sur les feuilles, ainsi que des chenilles bien sûr. Leurs déjections, verdâtres à noires, retrouvées sur le feuillage et au sol sont également un signe révélateur de leur présence.

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Afin de pouvoir agir efficacement en cas d’attaque, procédez à un contrôle régulier de vos buis à partir de mars et traitez le plus vite possible toute plante touchée.

Traitement

En premier lieu, si vous possédez des buis solitaires, de petite taille ou peu nombreux, il est possible d’enlever manuellement les chenilles, ce qui peut néanmoins s’avérer très fastidieux. Afin de vous débarrasser efficacement de ces chenilles, un traitement biologique sera très souvent l’option la plus recommandée.

Pour ce faire, on aura recourt à la Btk (Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki). Cette bactérie, qui vit naturellement dans le sol, est utilisée partout dans le monde comme agent de lutte biologique pour réprimer divers insectes ravageurs forestiers et agricoles depuis une trentaine d’années. Arrosée sur les plantes, la Btk infectera la Pyrale du buis dès que cette dernière s’attaquera aux feuilles traitées. Empêchée alors de s’alimenter suite à l’absorption de la bactérie, la chenille mourra dans les jours suivants.

Vous pouvez facilement trouver ce produit dans le commerce, mais nous restons à votre entière dispositions pour toutes questions. Afin de vous apporter les meilleurs résultats, nous avons à cœur de vous proposer des alternatives biologiques et des traitements écologiques, utilisés par nos professionnels qualifiés, afin de vous aider à lutter contre la pyrale du buis tout en respectant avant tout votre jardin.
Pour toutes questions ou besoins de conseils supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter sans attendre ! Nous nous ferons un plaisir de vous répondre et de vous aider !

Comment sauver les abeilles solitaires?

Plus méconnues que leurs cousines domestiques, les abeilles solitaires (aussi appelées abeilles sauvages) sont essentielles pour la biodiversité. En effet, ces dernières contribuent, en compagnie des bourdons à plus de 60% des travaux de pollinisation.
Aujourd’hui, certaines de ces espèces sont menacées. L’intensification de l’agriculture, la densification des agglomérations et le nombre toujours plus important de jardins stériles sont autant de facteurs hostiles à leur développement.
abeille-solitaire

Grâce à notre expérience dans l’aménagement de jardins naturels, vous avez le pouvoir d’aider ces insectes à survivre et contribuer de manière active à promouvoir la biodiversité végétale de notre région.

massif-fleuri

Parmi notre large éventail de solutions pour votre jardin naturel, nous vous conseillons de considérer trois aménagements principaux.
En premier lieu, l’installation d’un gazon fleuri (en remplacement d’un gazon stérile), donnera de la couleur et de la vie à votre jardin. Parallèlement, la réalisation de haies mixtes fleuries habillera le pourtour de votre espace tout en lui donnant une touche résolument naturelle.

prairie

Vous possédez un talus inaccessible et le terrain est maigre ? Pourquoi ne pas nous demander d’y aménager une prairie fleurie. Cette dernière offrira nourriture et abri aux abeilles et nous simplifiera nettement l’entretien puisque une seule fauche annuelle suffit.

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Afin de compléter ces sources de nourriture riches et variées pour les abeilles solitaires et bourdons, offrez-leur également un habitat propice à leur développement tout en agrémentant votre jardin d’éléments esthétiques et naturels. La construction d’un mur en pierres sèches répond par exemple à merveille à ces caractéristiques.
Vous souhaitez que votre jardin favorise la biodiversité ? Contactez-nous sans attendre ! Nous nous déplaçons à votre domicile gratuitement afin d’évaluer votre jardin et vous proposer des solutions aussi esthétiques qu’écologiques sans engagement.